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Un scénario de fin du monde plausible auquel vous n’avez probablement jamais pensé

Catastrophe EcologiqueRevue de Net / PressePosté par le 11/15/11 • Classé dans Catastrophe Ecologique,Revue de Net / Presse

Un scénario de fin du monde plausible auquel vous navez probablement jamais penséUn article d’Annalee Newitz paru sur IO9 - A plausible end-of-the-world scenario you’ve probably never thought of (traduction la-fin-du-monde.fr avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Vous avez vu le monde finir en feu, dans les tremblements de terre, et je ne sais quel WTF dans « 2012 » ou des films comme « The Core« . Mais pour découvrir des scénarios vraiment horribles et plausibles, vous devez vous adresser à un scientifique. Nous avons rencontré à Cal Tech Joe Kirschvink, un géobiologue qui étudie l’histoire ancienne de la vie – et des extinctions de masse. Il nous a livré un scénario de cauchemar, où un une évolution des microbes présents dans les océans rend les humains incapables de respirer.

Kirshvink est un expert dans l’une des transformations les plus spectaculaires qui n’ait jamais ébranlé notre planète. Vous ne réalisez certainement pas que, durant près de 2 milliards d’années des 4,5 milliards d’années de l’histoire de la Terre, l’atmosphère de notre planète était dominée par le méthane et des gaz à effet de serre. Il n’y avait pas d’oxygène libre, et donc pas de vie telle que nous la connaissons n’aurait pu y survivre. Mais, il y a environ 2,35 milliards d’années, des microbes appelés cyanobactéries – également connu sous le nom d’algues bleu-vert – ont commencé à produire de l’oxygène, un sous-produit du processus de photosynthèse. Ces algues réalisèrent cela en séparant des molécules d’eau au cours de leur processus de digestion, libérant le O (oxygène) de l’H2O (eau).

Un scénario de fin du monde plausible auquel vous navez probablement jamais pensé

Photographie de diatomées par Darlyne Murawski (National Geographic)

En conséquence, ces cyanobactéries empoisonnèrent le monde. Du moins, c’est comment cela que l’aurait décrit tous les microbes autour d’eux, connu sous le nom stromatolites, qui respirait du méthane. Soudain, tout cet oxygène était dans l’air et les stromatolites commencèrent à mourir. Finalement, l’atmosphère à base d’oxygène permit à la vie telle que nous la connaissons (y compris les humains) d’évoluer. Passant dessus les cadavres des stromatolites.

Voici donc la trame de fond. Le truc, c’est que nous ne sommes vraiment pas sûr de ce qui a poussé les cyanobactéries à commencer la photosynthèse et à rejeter de l’oxygène. Et il n’y a aucune raison de penser qu’un nouveau changement dans l’évolution ne puisse pas arriver de nouveau, avec des résultats tout aussi désastreux pour la vie sur Terre.

«Voici mon scénario de cauchemar», commence Kirschvink. « Et c’est vraiment un cauchemar. C’est chimiquement déraisonnable. Mais je suppose que les microbes qui vivaient il y a 2,35 milliards d’années aurait dit la même chose » Lancé sur le sujet, il laisse échappé son conte de mort microbienne. «Disons qu’une certaine diatomée apprenne à prendre un photon et du sel», murmure-t-il. Au lieu de saisir un photon et d’en prendre  H2O comme une cyanobactérie classique, ce microbe prend à la place, le sel de l’eau des océans. Le sel, si vous vous souvenez de votre chimie de base, c’est NaCl ou du chlorure de sodium. La diatomée le casse en deux, laissant un métal de sodium qui selon Kirschvink pourrait être stocker dans « un peu d’organite. » Et au lieu de libérer un sous-produit comme de l’oxygène, cette nouvelle diatomée produit du chlore gazeux – un poison mortel. »

«Vous avez un empoisonnement de l’atmosphère au gaz de chlore» conclut Kirschvink. « Cela provoquerait  pour nous ce que l’oxygène avait fait pour les stromatolites. » Un tel scénario pourrait-il arriver ? « C’est juste un petit changement dans les voies métaboliques » de la diatomée, note Kirschvink. Bien sûr, il n’y a aucun avantage évolutif à un tel changement. Mais là encore, il n’y avait aucun avantage connu pour les cyanobactéries de développer un métabolisme qui relâche de l’oxygène il y a 2,35 milliards d’années.

La prochaine fois que vous êtes à la recherche d’un scénario catastrophe, considérer humblement la diatomée.

Lire l’article original sur IO9

Un article d’Annalee Newitz paru sur IO9 - A plausible end-of-the-world scenario you’ve probably never thought of (traduction la-fin-du-monde.fr avec l’aimable autorisation de l’auteur)

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3 commentaires

  1. Ouf, un moment j’ai cru que le 22 décembre 2012 allait être la fin des films catastrophe hollywoodiens. Avec un tel scénario, si le bon docteur Kirschvink arrive à populariser ses théories, on est reparti pour 10 ans d’apocalypse cinématographique.
    Parce que je suppose qu’il est assez facile d’imaginer un laboratoire capable de créer une telle bactérie et de la laisser s’échapper. Ou une organisation terroriste, disons des éco-libertaires tendance post-liberale (Ouais, parce qu’Al Qaïda ce sera has-been d’ici là), mettrait la main sur un prof de biologie sous payé atteint d’un cancer incurable (façon Breaking Bad) qui élève des chlorobacterium planctonica. Et cette organisation menacerait les Etats Unis de lâcher une fiole de bactéries dans le Pacifique si Obama ne fait pas lui même sauter Wall Street avant minuit.
    Voilà, n’importe qui pourrait faire du scénario au mètre avec ça.

  2. @Febronio
    Bien vu, je vois très bien un roman de Tom Clancy dans le genre, avec une équipe genre « black ops » pour résoudre le problème « en douceur » !

  3. Quoiqu’il me semble avoir déjà vu un truc du genre avec une bactérie préhistorique toxique… Ca devait être dans un très mauvais film genre direct to video bâclé… C’est brumeux dans ma tête tellement ça devait être toxique, ma mémoire l’a probablement déjà presque entièrement vomi.

    Sinon, dans l’esprit ça rejoint un peu The Happening de M. Night Shyamalan avec la nature qui se protège des humains.

    En fait, c’est pas si original comme fin du monde. L’originalité est de considérer que le début de notre monde a été la fin d’un précédent.

    Alors, c’est 3 astronautes de la station internationale qui retournent sur terre (bien sûr, 2 mecs et une nana, sinon Hollywood censurerait un film qui ferait la promotion du fantasme de 99,99 % de la population masculine hétérosexuelle). Ils sont forcés de garder dans un premier temps leurs combinaison spatiale avant de s’aménager un bunker étanche tellement l’air est nocif… Euh… Zut, ça aussi ça a déjà du être fait par cinéma d’auteur de 3ème partie de soirée sur une petite chaine locale du câble US…

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