John Martin – Le peintre officiel de la fin du monde
John Martin était un Roland Emmerich du XIXe siècle. Comme le cinéaste allemand émigré aux USA, Martin fit de l’Apocalypse (d’inspiration biblique) son fonds de commerce et devint une sorte de peintre officiel de la fin du monde et une source d’inspiration pour les futurs maîtres de l’Heroic Fantasy. Un excellent article de Laura Cumming paru dans The Observer rend un vibrant hommage à Martin, en voici quelques extraits ainsi que ses toiles les plus catastrophistes. (cliquez sur les images pour obtenir les versions XXL)
C’est la fin du monde, un homme, seul, fait face au soleil qui s’éteint dans un éclair rouge sang. C’est la fin du monde, et un corbeau solitaire croasse alors que l’océan engloutit la terre. C’est la fin du monde, et l’humanité bascule dans un canyon flamboyant, la foudre hurle à travers les cieux et les rochers éclatent comme du pop-corn. L’obscurité se lève. Personne ne représente l’apocalypse aussi bien – ou aussi souvent – que John Martin. (…)
Imaginer le pire: c’était la spécialité de Martin. La tour de Babel s’écroule. Sodome et Gomorrhe sont annihilées. L’Etna entre en éruption – regardez derrière vous ! – et Pompéi est englouti. Babylone tombe, et Ninive, et Jéricho, et pandémonium sont bien sûr déchaînés. The contents of the Book of Revelations are fully illustrated, along with Exodus and Paradise Lost – thrilling, edifying and over the top in roughly equal measure. Le contenu du Livre des Révélations (l’Apocalypse) est entièrement illustré, ainsi que l’Exode et le Paradis perdu – c’est passionnant, édifiant et définitivement over the top.
En + :
- La notice Wikipédia de John Martin
- L’article de Laura Cumming de The Observer
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