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La fin du monde, mode d’emploi

Revue de Net / PressePosté par le 12/11/10 • Classé dans Revue de Net / Presse

La fin du monde, mode demploi

« Ne vous inquiétez à propos de la fin du monde prévue aujourd’hui, en Australie c’est déjà demain ». Charles M. Schulz

Le Festival de la Science de Rome a décidé d’axer sa prochaine édition, du 20 au 23 janvier 2011, sur la fin du monde, voici la traduction du programme.

Chaque culture durant l’histoire de l’humanité, c’est intéressé à la « fin du monde », l’Apocalypse, la catharsis finale. Dans les mythes, les religions et les différentes formes d’art, toujours et partout les hommes ont montré les signes d’une forte conviction qu’un jour, le temps se terminera, ces manifestations furent souvent accompagnées par les incertitudes et les craintes suscitées par de telles images.

Mais au-delà des histoires et des suggestions qui perturbent et envahissent l’imaginaire collectif, que sait-on vraiment de la fin de l’espèce humaine et de la planète qui l’héberge ? Est-ce pour maintenant ou dans longtemps ? Sous-estimons-nous ou surestimons-nous les causes potentielles d’une extinction ou d’une catastrophe ? Si la fin était très proche, saurions-nous là prévoir ? Et surtout, à quel point devons-nous nous inquiéter ?

La Fête de la Science de Rome 2011 abordera cette question, avec le point de vue des sciences les plus avancées, et en rassemblant les grands noms de la recherche scientifique italienne et internationale mais aussi des écrivains, des philosophes et historiens des sciences, des observateurs et des experts pour comprendre et discuter, non sans une certaine bonne dose d’ironie, ce que nous savons vraiment sur le coucher de soleil final qui nous attend.

À partir des explications probabilistes avancées dans les années 80 par le cosmologiste Brandon Carter et connues sous le nom d’argument apocalyptique, la Fête de la Science lancera une réflexion sur la possibilité que la fin de l’humanité puisse être plus proche que nous le pensons ou l’attendons. L’espèce humaine, encore très jeune selon les paramètres de l’évolution a provoqué une évolution culturelle et technologique rapide et potentiellement hors de contrôle. Quels sont les risques que nous courons et qu’est ce que la science nous dit à ce sujet ? Avons-nous des modèles prédictifs fiables ? Quelles sont les chances pour qu’une catastrophe fatale se réalise ?

La fin du monde, mode demploi

Un représentation de la géométrie de l'espace-temps d'un petit trou noir en rotation autour d'un grand trou noir. Crédit : Don Davis

En réponse à ces questions, le Festival va essayer de faire la lumière sur les éléments de preuve provenant du monde de la recherche et des prévisions que nous pouvons extrapoler. Pour accompagner cette discussion autour des causes possibles, d’autres ateliers porteront sur les aspects éthiques et philosophiques du problème, sans parler du point de vue psychologique, parce que la fin du monde est si profondément ancrée dans notre imaginaire, au point qu’une simple rumeur digne d’un film de science-fiction à propos d’un possible trou noir crée par une expérience au CERN de Genève suffise à remplir les pages du journal ? Parce que l’idée de la fin de l’humanité est une histoire omniprésente dans les livres, les films, les documentaires, les informations ?

Parmi les nombreux excellents orateurs du Festival, seront présentes des personnalités de premier plan comme Brandon Carter, Robert Smith, Lisa Randall, Colin Campbell, Giovanna Tinetti et Bill McGuire. En matière d’art et de littérature aura lieu une unique lecture inaugurale de Ian McEwan qui parlera de son «Blues de la fin du monde», une réflexion provocatrice et surprenante sur les façons de voir notre existence collective, et un spectacle ironique de Stefano Benni intitulé «  Le dernier navire.  »

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