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Au nord du monde – Marcel Theroux

LivresPosté par le 11/06/10 • Classé dans Livres

Au nord du monde   Marcel TherouxAu Nord du monde est un livre curieux, et j’avoue que sa lecture ne s’est pas passée sans problèmes. J’ai dû m’interrompre (de ma faute) au moins deux fois en le lisant et la reprise fut à chaque fois un peu rugueuse. Voici donc la pauvre fiche de lecture d’un blogueur sur qui ce livre a un peu glissé comme l’eau sur les plumes d’un canard (j’habite au bord d’une mare).

Il faut dire que le job assigné à Au Nord du monde n’est rien moins que de prendre la relève du livre préféré d’Opra Winfrey (La route). Pour y arriver, l’auteur utilise une construction un peu similaire bien que teinté de surenchère : décor postapocalyptique façon un peu roots / ici le Grand Nord et une ville abandonnée, héros décalé/ un shérif solitaire, quête arthurienne / retrouver la base d’un avion aperçu dans le ciel, le 1er avion vu depuis de nombreuses années.
Du coup, Marcel Theroux a- peut être un peu trop remplir son roman. Le shérif Makepeace, par exemple, possède une histoire incroyablement compliquée. Sa famille, originaire d’Amérique, a émigré en Sibérie après une catastrophe planétaire. Difficile de se représenter à quoi ressemblerait une ville construite par des Américains en pleine Russie… J’ai souvent tendance à me « projeter » mentalement les livres, ce coup ci, l’écran est plutôt resté blanc.Au nord du monde   Marcel Theroux
S’il est prolixe sur certains aspects, Marcel Theroux sait par contre se montrer plus avare en information pour d’autres, par exemple les causes (et les conséquences) de la catastrophe sont excessivement peu abordées. (Cette nouvelle manie est d’ailleurs un peu déprimante, un côté “de toute façon ça va péter“).

Pour finir et essayé de donner une idée un peu plus précise du livre, disons deux mots de l’intrigue : Au Nord du monde raconte le voyage d’un personnage improbable,  d’un presque Freaks chargé d’un passé tragique, dans les rares restes d’humanité qui hante encore les étendues gelées et plutôt épargnées du Grand Nord sibérien. Restes d’humanité d’ailleurs plutôt détestable, remplis d’esclavagistes sanguinaires et cruels. Ce voyage, douloureux, ouvrira cependant pour Makepeace une piste pour continuer à vivre.

Voilà, j’arrête cet article catastrophique ici et je colle un extrait de la prière d’insérer pour me faire pardonner :

A la frontière d’un mode perdu et glacé, Makepeace, shérif d’une ville de Sibérie vidée de ses habitants, patrouille dans les rues désertes, sauvant les livres et les armes des décombres. Cette terre froide et inhospitalière porte les stigmates de la catastrophe qui a détruit le monde alentour.
Mais c’est là aussi que Makepeace découvre des preuves de survie lorsque le ciel au-dessus de sa tête est pour la première fois traversé par un avion.Alors Makepeace prend la route, à cheval, les armes à la ceinture et l’espoir chevillé au corps. Ses pas laissent derrière eux l’empreinte de nos angoisses sur la survivance de notre civilisation mais sèment l’espoir, malgré tout, de la rédemption.

La quête hanté et bouleversante d’un personnage qui explore, à travers un monde dévasté, le genre humain et la possibilité de sa fin. Au bout de ses pas, de son souffle, et de sa force, la fable renaîtra ou expirera avec Makepeace.

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Au nord du monde   Marcel Theroux

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