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Les idées dangereuses de BigThink

Revue de Net / PressePosté par le 10/14/10 • Classé dans Revue de Net / Presse

Les idées dangereuses de BigThinkJe vous ai parlé déjà plusieurs fois de BigThink, un think tank en ligne façon TED. BigThink a publié cet été une série d’articles sur le thème « Idées Dangereuses », des idées radicales (taxer les obèses, autoriser les athlètes à se doper, démanteler l’ONU), mais propres à servir de prétextes à des discussions intéressantes. Parmi ces idées, la Nº 4 consistait à bloquer artificiellement la lumière du soleil pour lutter contre le réchauffement planétaire ! Vous trouverez ci-après une traduction de l’exposé et je vous invite à lire l’article original pour découvrir les nombreuses objections à ce projet.

D’après un rapport du GIEC, le groupe d’expert intergouvernemental sur les changements climatiques, si nous continuons à émettre du carbone dans l’atmosphère au taux actuel, d’ici la fin du siècle la température à la surface de la Terre aura augmenté entre 1 et 5,05 °C. Selon la gravité de l’augmentation de la température terrestre, les glaces polaires pourraient fondre et se désagréger, causant une augmentation du niveau de la mer, la disparition de certaines villes côtières, des tempêtes catastrophiques et d’autres problèmes liés aux conditions météorologiques.

Les idées dangereuses de BigThink

D’après le scientifique de la NASA James Hanson, lors du prochain siècle, nous pourrions obtenir un effet de serre galopant, et cela en serait fini de toutes les espèces vivantes sur la planète. La Terre se réchauffant de plus en plus, les océans commenceraient à s’évaporer envoyant encore plus de gaz à effet de serre sous la forme de vapeur dans l’atmosphère. Au final, les océans commenceraient à bouillir, et la planète deviendrait si chaude que l’eau finirait dans l’atmosphère.

Des efforts internationaux sont en cour depuis des années pour réduire les émissions de carbone grâce aux économies et aux énergies alternatives, mais que se passera-t-il si ces efforts arrivent trop tard ? Un certain nombre de scientifiques spécialisés dans le climat suggère aujourd’hui d’introduire des particules ou des gaz réfléchissants dans les parties supérieures de l’atmosphère afin de détourner l’énergie solaire ce qui reviendrait à simuler une éruption volcanique.

« Il ne fait aucun doute que si nous introduisons ce type de particules dans la stratosphère, cela refroidira la planète » déclare David Keith, directeur du Groupe Système d’Energie et Environnement à l’université de Calgary, d’après lui, ce genre de géo-ingénierie va devenir « un élément central de notre façon de penser la gestion des risques climatiques au cours des 100 prochaines années ».

« La chose la plus évidente à faire est de mettre des aérosols réfléchissants dans l’atmosphère parce que cela correspond à peu près à ce que la nature réalise avec les volcans, » déclare Keith, « après une grande éruption volcanique comme celle du Pinatubo, la Terre s’est refroidie pendant près d’un an, et nous avons appris énormément de choses sur ce qui arrivait à ce moment-là. Lors de l’éruption du mont Pinatubo  en 1991 aux Philippines, la température moyenne mondiale a temporairement diminué de près de 1 °F à cause des particules en suspension dans la stratosphère. »

Certains modèles proposent de pomper du dioxyde de soufre dans la stratosphère en utilisant de longs tuyaux. Un de ces modèles a été développé par Intellectual Venture, une société créée par un ancien responsable technologique de chez Microsoft, Nathan Myhrvold, qui suggérait d’injecter du dioxyde de soufre grâce à un tuyau s’élevant à plus de 15 milles dans l’atmosphère grâce à des ballons remplis d’hélium. D’autres études suggéraient qu’il serait peut-être plus pertinent de libérer directement de l’acide sulfurique ou des mêmes nano particules à partir d’avion volant à très haute altitude.

Keith pense qu’il devrait y avoir un programme de recherche international sérieux qui se penche sur ce type de technologie, et « si les résultats sont ce qu’ils semblent être, c’est-à-dire capable de réduire significativement les risques climatiques, nous devrions commencer à les mettre en œuvre… progressivement. »

Lire l’article sur BigThink

http://www.google.com/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CBwQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.ted.com%2F&rct=j&q=ted&ei=HfqxTN7qH4bb4Aa3nay9Bg&usg=AFQjCNHTfChqkS7uPIXTrb8PYhSV3578Fw&sig2=bysP6RNzX3QZja1BijP7xg&cad=rja
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1 commentaire

  1. C’est déjà le cas, selon les experts de l’obscurcissement planétaire : les particules de pollution ont contribué à limiter le réchauffement climatique.
    « De 1950 à 1985, le rayonnement solaire sur la surface de la terre a diminué d’environ 4 % ».

    S’il devient avéré que la réaction en chaine du réchauffement commence (libération du clathrate), ça peut être une solution.

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