Zombies (t.1, la divine comédie) – Peru, Cholet, Champelovier
Les zombies et les mouches ont gagné leur place au sommet de la chaîne alimentaire
Les éditions soleil lancent une nouvelle série sur les zombies en bande dessinée. Il fallait une certaine dose de courage pour se lancer dans ce projet après l’énorme succès de « Walking dead », de courage et aussi de talents pour faire sa place dans cet univers un peu surchargé aujourd’hui [1].
A ma grande déception, je ne suis personnellement pas un grand fan de la série de Robert Kirkman (autant j’avais été conquis par le trait de Tony Moore, autant je n’accroche pas sur celui de Charlie Adlard). Pourtant le postulat de départ, suivre un groupe de survivant sur le long terme, était attachant et original (et à ma connaissance jamais traité au cinéma non plus). J’ai donc commencé la lecture de cette nouvelle série avec beaucoup d’envie et un peu d’appréhension. Et je dois dire que j’ai plutôt été séduit par le résultat.

Sans rien révolutionner, « Zombies » propose une vision de l’apocalypse zombie qui à l’intelligence d’utiliser tous les clichés de façon à mieux les désamorcer, la séquence d’ouverture est à ce titre exemplaire.
L’aspect graphique du livre est très maitrisé, avec un trait précis et des visages très réussis, la mise en couleur est particulièrement soignée (bravo à Simon Campelovier), la palette choisie permettant de faire passer le gore sans forcer le trait du côté du sac à vomi.
Au vu de ce 1er tome, il est par contre impossible de savoir si le second reprendra les personnages pour une suite ou si la série sera constituée de one shot.
[1]Avec par exemple l’adaptation en BD de « 28 jours plus tard » ou « Crossed« .
|
|












