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L’appartement du clown – Vic Verdier

LivresPosté par le 5/15/10 • Classé dans Livres

L’appartement du clown – Vic VerdierBon, autant être franc, cet article est né d’une méprise, d’une lecture un peu rapide et d’un mail envoyé trop vite. « Tant qu’a avoir The end of the world as we know it, j’ai décidé de me confronter à une nouvelle philosophie de la vie : j’ai nommé le « Pourquoi pas ».

Cet extrait est en fait le début du communiqué de presse du 1er roman de Vic Verdier, «L’appartement du clown», et c’est, bien sûr, la présence des mots The end of the world as we know it qui ont déclenché une alerte dans ma veille internet. Si j’avais lu la suite plus attentivement, je me serais sans doute rendu compte que le livre n’avait aucun autre rapport avec la fin du monde. Mais pire, allant à l’encontre de mes tendances procrastinatrices habituelles, j’ai aussitôt envoyé un petit mail à l’attachée de presse des éditions XYZ pour recevoir un exemplaire à chroniquer.

C’est en recevant quelques jours plus tard le bouquin et en lisant le petit mot, très cool, qui l’accompagnait que je me suis rendu compte de mon erreur et de la situation embarrassante dans laquelle je m’étais placé.

Difficile de faire marche arrière, de prétexter je ne sais quelle histoire ou de jeter le bouquin aux oubliettes. Voici donc, une fois n’est pas coutume, un article sur un livre ne présentant aucun, ou alors si peu, rapport avec la fin du monde.

L’appartement du clown – Vic Verdier

L’appartement du clown / Simon-Pierre Pouliot alias Vic Verdier

Mais alors de quoi parle «L’appartement du clown» ? Et bien de plein de choses, du 11 septembre, de Montréal, de Charles Aznavour, Robert Charlebois et du White Album, des Hell’s Angels, de sexe, de drogues, de café et surtout de Vic Verdier. Si le héros de ce roman porte le nom de l’auteur, ne vous attendez pas pour autant à un roman autobiographique, en tout cas pas à des mémoires. Vic Verdier, l’auteur, semble avoir mélangé certains éléments de sa propre vie avec une histoire complètement romancée. Et ce sont ces petites pépites qui font tout le sel de ce roman. Car le vrai enjeu du bouquin c’est bien de raconter la vie d’un salarymen  trentenaire, fraîchement célibataire à Montréal dans les années 2000.

Vic Verdier nous parle de sa génération, de la difficulté de trouver sa place dans la société, de la réussite, sociale et personnelle, du rapport avec les femmes et avec l’argent. Il s’agit d’une chronique douce amère, qui mêle de nombreux personnages, quelques histoires sentimentales et un final digne de Scarface.

On sent que l’auteur prend énormément de plaisir à jouer avec les mots, un peu comme un enfant qui découvre un train électrique. Car c’est un 1er roman et cela ce sent, on y trouve à la fois cette sensation de besoin absolu d’écrire, de sortir cette histoire, ses tripes et de se livrer très intimement à ses lecteurs et aussi quelques maladresses (les apartés au lecteur qui, personnellement, me gonfle en général).

La grande réussite de «L’appartement du clown», c’est la proximité qu’il propose avec son héros, on le finit en ayant vraiment l’impression d’être devenu un copain de VV, de faire partie de sa bande. Car ce personnage attachant, colocataire d’un clown, discutant sans cesse avec son grand-père (décédé), balançant en permanence du looser au winner est parfaitement humain, c’est à dire attirant et faillible.

Enfin, je vous parie une part de poutine contre une de sirop d’érable que vous ne pourrez pas lire ce livre sans donner à votre voix intérieure l’accent Québécois.

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