Le livre d’Eli – The book of Eli
Posté par ethanol le 2/03/10 • Classé dans Cinéma, Holocauste nucléaire
USA – Albert Hughes & Allen Hughes – 2010
http://www.imdb.com/title/tt1037705/
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128955.html
Celui que l’on n’attendait pas, en tout cas, pas moi. Après la baudruche « 2012 » et la déception « La route », c’est finalement « le livre d’Eli » qui se révèle être la bonne surprise de ce(tte) fin 2009/début 2010, section cinéma apocalyptique.
Pourquoi ? Déjà en se la pétant pas plus haut que son cul, pas de surenchères d’effets spéciaux, pas de fardeau littéraire à traîner, mais un actioner solide, un casting impeccable, et une histoire très accrocheuse.

Tout commence avec un prologue choc en plein hiver postnucléaire nucléaire et la rencontre avec Denzel Washington (plus « Man on fire » que « John Q») qui permet aux frères Hughes de planter le décor et d’annoncer le programme : attention aux moments presque immobiles, car ils peuvent basculer en moins d’une seconde.
Le parti-pris des frères Hughes est très Tarantino-like, une approche hommage/réinvention des films de genre, voir de genres entiers.

Revue de détail :
- À tout seigneur, tout honneur ; Mad Max 2, cité parfois au plan près, est omniprésent. Un Mad Max 2 sans voitures (ou presque), mais pas sans gangs de motards dégénérés et sans violence gratuite.
- Impossible également de ne pas voir dans Denzel Washington démembrant et décapitant ses adversaires au sabre, la réincarnation du Shogun Itto Ogami de Baby Cart. La bible a remplacé le bébé.
- Comme Tarantino, les réalisateurs semblent également affectionner Sergio Leone, bien sûr pour les décors du Grand Ouest et pour les mises en place de duel, mais surtout pour le sens de la durée des scènes et le poids des silences.
- Influence toujours très western avec Deadwood, son patron de saloon/bordel, mythomane prêt à tout pour asseoir son pouvoir, sa ville où la seule loi qui règne est celle de la pègre.

Enfin, l’utilisation de la Bible (je spoile pas, c’était dans la bande-annonce) qui me semblait très craignos, a priori, se révèle plutôt maligne, fournissant un moteur au personnage de Denzel Washington, un enjeu (très actuel) à Gary Oldman (impeccable, comme on dit) et un twist&turn final titillant et roublard.
Je prédis à ce film une belle carrière en DVD, idéal pour une bonne séance de home theater musclée.
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