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La Route – The Road

CinémaHolocauste nucléairePosté par le 1/21/10 • Classé dans Cinéma,Holocauste nucléaire

La Route   The RoadUn film de genre se juge sur ce qu’il montre (et en général, on pense aux effets spéciaux ou à l’aspect gore par exemple), mais aussi par ce qu’il ne montre pas. Et dieu sait (ainsi que les lecteurs de ce blog) que les films de fin du monde, surtout ceux post apocalyptique, contiennent quasiment autant de passages obligés qu’un James Bond (vodka martini, Monneypenny et pay attention 007). Un film peut se rater tout en passant avec succès les épreuves obligatoires (cf. 2012), mais en choisissant une approche originale et novatrice, il prend alors un risque bien plus grand, celui de ne pas être compris. En adaptant le roman de Cormack McCarthy, qui ne ressemble définitivement pas à la novellisation d’un épisode de Mad Max, John Hillcoat fait le choix d’une approche différente. Pas de paysages massivement reconstruits à l’aide de photoshop, mais des forets hivernales, pas de gangs de roads-warriors, mais des bandes de hobos…

La Route   The Road

Mais cette différence d’approche est un peu ambiguë, car en y regardant de plus près, on s’aperçoit bien vite que le réalisateur ne résiste pas à la tentation de remplir, de dynamiser la trame du livre qui frappait principalement par son vide (marcher, chercher à manger, se cacher et recommencer ad libitam).

Sans revenir sur le vieux troll de l’adaptation de livres au cinéma, on ne répétera jamais assez le danger de porter à l’écran des succès de librairie, qui plus est récents. Tétanisés par le poids du bouquin, les producteurs qui ont payé les droits la peau des couilles et le choeur des fans sur internet qui promet le lynchage en cas de trahison de « l’oeuvre  », le scénariste et le réalisateur ose rarement faire ce qui doit être fait, c’est à dire s’approprier le bouquin, couper franchement par endroits pour ne pas se disperser au final.

Ici, si le scénario procède bien à quelques changements, ils sont plutôt cosmétiques et n’apportent pas grand-chose, en particulier les scènes avec Charlie Theron.

La Route   The Road

Alors que j’ai fini la lecture du livre de McCarthy complètement déprimé, je suis sorti de ce film sans y être vraiment jamais rentré. J’avoue ne pas bien être sur d’avoir compris ce qui avait raté, scénario trop timide, direction d’acteur un peu superficielle, mais à coup sûr, quelque chose n’avait pas fonctionné.

Dommage, surtout quand au détour d’une scène, Robert Duvall laisse entrevoir ce que le film aurait pu être, un message sur l’humanité et ce qui en reste quand tout a disparu.

A lire également :

un vrai coup de coeur pour le blog de « Mon amie chômeuse« , qui propose également un article sur « la route » et puis parce qu’un blog qui propose une catégorie « fin du monde » ne peut qu’être sympathique.

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