Thomas Drimm – Didier Van Cauwelaert
Thomas Drimm – Didier Van Cauwelaert – Albin Michel
Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d’un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal… et celles du Bien. Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l’exaltant et périlleux destin d’un super-héros à mi-temps…
Voici un livre curieux, un peu difficile à appréhender au début et finalement très prenant et assez attachant.
Construit en chapitres ultra-courts et très rythmés, Thomas Drimm bénéficie d’une écriture simple, fluide, faite pour être dévorée comme un paquet de spéculoos. C’est conçu comme un épisode de ‘24’, avec une course au climax quasi permanente, des cliff-hangers à chaque fins de chapitres et un boss de fin de niveau lorsque l’on découvre à la fin du livre que la suite est au prochain numéro…

Thomas Drimm vit dans une société postmoderne, mélange de 1984 et de Fahrenheit 451, une dystopie totalitaire et high-tech. Mais à l’histoire de cet ado se superpose un second récit/temps au ton très post apocalyptique. L’histoire démarre à fond tout de suite et il faut un peu s’accrocher.
Mais, passé un tiers du livre, arrive une grosse accélération, un délire de virtualité à la Matrix avec un bouclier antimatière protégeant les ‘Etats-Uniques’ du reste du monde, vitrifié par une guerre nucléaire totale (ou pas). Ce bouclier se révélant également empêcher les âmes des morts de rejoindre l’au-delà…

Vous avez compris, nous sommes dans de la pure aventure, avec son lot de rocambolesque et de raccourcis, mais avec également un background SF qui passe au vitriol notre présent, ambiance jungle de Calais et débat sur l’identité nationale.
Didier Van Cauwelaert possède incontestablement, en plus de ses talents de romancier, un coté militant humaniste un peu new age assez sympa, et Thomas Drimm regorge de plaidoyers contre le pucage humain, l’Aspartame ou les régimes.
Dernier détail, selon certains sites, il s’agirait de littérature jeunesse.
En + :
- Le site officiel de Didier Van Cauwelaert (nul)
- de La page Wikipédia de DVC (je fatigue avec le ‘w’)
- Une interview DVC sur Les HistoiresSansFin
- Un reportage de France 3
- Le site de l’éditeur
- Le site de la saga Thomas Drimm (en flash mais pas mal buggé)
- un blog
- un autre blog
- encore un blog
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