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Dix façons de finir le monde – au cinéma

AliensCatastrophe EcologiqueCinémaPosté par le 11/19/09 • Classé dans Aliens,Catastrophe Ecologique,Cinéma,Holocauste nucléaire,Météorites,Morts-vivants,Revue de Net / Presse,Virus

Dix façons de finir le monde – au cinémaPar Mark de la Viña ( traduction la-fin-du-monde.fr avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Mercury News

Posté le: 05.11.2009

C’est la fin du monde ! Encore.

Cette fois, la nouvelle épopée catastrophe de Roland Emmerich « 2012 » offre une vision gonflée aux CGI d’un avenir ballotté par des cataclysmes – tous semblant ne cibler que les structures les plus emblématiques du monde entier. Le fantasme apocalyptique qui démarre mercredi est le dernier effort d’Emmerich pour offrir un aperçu possible de la chute de l’humanité, si ce n’est l’effacement pur et simple de la planète. Avec des films comme « Indépendance Day » et « Le jour d ‘après » à son actif, le réalisateur allemand s’est spécialisé en laissant les cinéphiles dans un hébétement d’apocalypse.

Mais bien avant que le cinéaste ait fait de la description du Doomsday un plan de carrière, le cinéma a maintes fois dépeint notre disparition.

Dans les années 50, l’incertitude provoquée par le « péril rouge » à constitué la toile de fond parfaite pour des films à tendance très biblique, tel que « Le choc des mondes« . Le cinéma se lâche un peu plus dans les années 60’ et 70’, porté par la métaphore de la perte de contrôle, avec des films comme « la planète des singes » et les films de « morts-vivants «   de George Romero. Les années 80 nous ont données la révolte des machines tandis que les années 90 semblaient obnubilées par la représentation de la Terre comme une agate surdimensionnée dans un jeu de billes.

Dix façons de finir le monde – au cinéma

Wheeler Winston Dixon, professeur d’études cinématographiques à l’Université du Nebraska à Lincoln, a cartographié appétit du cinéma pour la fin du monde, qui est, selon lui enracinée dans l’histoire qui a précédée le cinéma. «Les gens sont avides d’apocalypses, mais cela a toujours été ainsi, et ce, depuis l’aube des temps” écrits Dixon dans “Visions d’apocalypse : le spectacle de la destruction dans le cinéma américain » (Visions of the Apocalypse: Spectacles of Destruction in American Cinema, Wallflower, 2003). « Les gens ont toujours joué avec le concept de l’anéantissement et l’auto-anéantissement, et aussi de savoir qui survivrait à une telle apocalypse ».

Pour Dixon, l’attrait de tels films est simple et très répandu. La fin débarrasse les spectateurs de toute responsabilité. Les dettes sont annulées. « Il n’y a plus à ce soucier de rien, dit-il, et il ya un certain confort pervers la dedans.» Beaucoup de ce genre de films offre également le simple plaisir de contempler la destruction de choses familières, ce qui donne aux spectateurs un point de vue quasi divin en contemplant la Terre partir à vau-l’eau. « Cela renforce le fait que nous continuons à exister« , déclare Dixon. « Le sous-texte, c’est que j’ai survécu à cela et je peux en témoigner. »

Alors que «2012» offre la dernière représentation de la façon dont l’humanité peut disparaître, rappelez-vous les autres jeux de massacre que le cinéma nous a proposés :

Apocalypse nucléaire

La guerre froide a marqué le début d’un genre de films impliquant des commandants en chef, un doigt plein de démangeaisons posé sur le bouton de déclenchement du feu nucléaire et des ordinateurs qui avaient du mal à distinguer un jeu de morpion d’une guerre thermonucléaire. Parmi ces films qui laissaient peu d’espoir pour l’humanité, citons : l’adaptation cinématographique du livre de Neville Shute, «Le dernier rivage» (1959), la comédie noire de Stanley Kubrick « Dr. Folamour » (1964) et « Le secret de la Planète des singes » (1970), qui montrait  un Charlton Heston mourant utiliser sa main crasseuse pattes pour pousser le bouton.

Dix façons de finir le monde – au cinéma

Épidémie mondiale

La cause d’une pandémie mondiale va de la guerre bactériologique du « Survivant » (1971) au virus de la rage déversé accidentellement par des militants dans « 28 jours plus tard » (2002) jusqu’au d’un bug déclenché par un acte de sabotage dans « Resident Evil « (2002). Mais le résultat final est le même : Microbes-1- Humanité-0.

Animals attack

Ce n’est pas gentil de tromper Mère Nature, et plusieurs films ont démontré comment elle pouvait renvoyer la balle en utilisant, par exemple, des révoltes de bestioles. Bien que vous puissiez assistez au spectacle de Leslie Nielsen retournant à l’état sauvage dans le très stupide « The Day of the Animals » (1977), rien ne peut surpasser  « Les Oiseaux » (1963) d’Alfred Hitchcock, qui fait toujours s’arrêter les passants devant un groupe de corbeaux perchés sur une cage à poule. À ne pas négliger : la sous-catégorie des animaux mythiques, qui inclut un Matthew McConaughey chauve apprenant à Christian Bale et Gerard Butler comment entrer en contact avec leur St. Georges intérieur pour combattre les dragons dans « le règne du feu » (2003).

Dix façons de finir le monde – au cinéma

Attaque extraterrestre

Depuis les végétaux aliens  indestructibles qui prennent le contrôle de la planète dans « The Day of the Triffids » (1962),  jusqu’à l’équipage interstellaire démolissant la Terre pour faire place à une autoroute de l’hyperespace « H2G2 : le guide du voyageur galactique » (2005), les extraterrestres n’en peuvent plus de se débarrasser de nous.

Soulèvement mécanique

Les civilisations ne sont pas détruites par la main de l’homme, mais par celles des machines que nous avons créées. Alors que la série des « Terminators » présente l’avenir le plus sombre possible – des cyborgs à l’accent autrichien travaillant à notre destruction, le film d’animation « 9? (2009) est encore plus sombre, tous les humains ayant été éradiqués sont remplacés par des poupées de chiffon qui sentent mauvais.

Tir au pigeon galactique

1998 a été l’année, ou la planète en prenait plein la poire avec « Armageddon »et « Deep Impact », deux films présentant des scénarios ridiculement similaires impliquant des comètes en approche. Le modèle de base, remonte à des films tels que « Meteor » (1979), qui mettait en vedette Sean Connery, et « Le Choc des mondes » (1951), avec à la clé, un Oscar des effets spéciaux par George Pal.

Dix façons de finir le monde – au cinéma

La météo devient folle

Roland Emmerich – et oui, encore lui – utilisait Al Gore dans « Le jour d’après » (2004), le popcorn-movie éducatif qui nous a tous appris le mot paléoclimatologue.

Pyrotechnie tectonique

L’un des films de fin du monde les plus étranges est sans doute « Quand la terre s’entrouvrira » (1965) avec Dana Andrews en scientifique créant accidentellement une fissure dans la croûte terrestre. « The Core » (2003) et « 2012? sont parmi les films les plus récents à utiliser des aberrations géologiques pour nous achever.

Zombies

« La nuit des morts-vivants » (1968) de George Romero, ainsi que toutes les suites, les remakes et imitations qu’elle a engendrés, ont déchiré une page de « The Last Man on Earth » (1964), le film avec Vincent Price film basé sur un livre de Richard Matheson « Je suis une légende ». Ce genre va du carnage happy fun, comme dans « Zombieland » (2009), à la grande fête du gore façon Lucio Fulci pour « Zombie » (1979).

Fin des temps biblique

Les films illustrant les prophéties bibliques, vont du solennel, la série des ( »Left Behind », avec la pom-pom girl des créationnistes : Kirk Cameron) au caricatural. Parmi eux, l’un des efforts les plus emphatiques d’Arnold Schwarzenegger – « La fin des temps » (1999) – et le prochain « Legion » (2010), un drame mettant en vedette Paul Bettany dans le rôle d’un ange se battant pour le destin de l’humanité dans le cadre idéal d’une fin de partie : un «truck-stop ».

L’article original : Ten ways to end the world — on film

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