la-fin-du-monde.fr

Suivez la fin du monde en direct

Troisième guerre mondiale : des dossiers récemment déclassifiés révèlent comment la Grande-Bretagne aurait fait face à Armageddon 1/2

Holocauste nucléaireRevue de Net / PressePosté par le 10/01/09 • Classé dans Holocauste nucléaire,Revue de Net / Presse

Troisième guerre mondiale : des dossiers récemment déclassifiés révèlent comment la Grande Bretagne aurait fait face à Armageddon 1/2Par Sanchia Berg et Peter Hennessey (traduction la-fin-du-monde.fr)

Au plus fort de la guerre froide, chaque premier ministre savait que si l’Angleterre basculait dans la Troisième Guerre mondiale, il se retrouverait probablement dans un bunker secret, sous les profondeurs de la campagne vallonnée des Cotswolds. Avec seulement un petit groupe de ministres et de conseillers, il aurait du décider s’il y avait lieu d’exercer des représailles en utilisant l’arsenal nucléaire à la disposition de Grande-Bretagne. Mais, il aurait essentiellement dû contempler la fin du monde tel que nous le connaissons. Cela aurait constitué la plus horrible des éventualités pour un Premier Ministre. Si ce point avait été atteint, quand les sirènes se seraient mises à sonner, la nation n’aurait pu qu’attendre Armageddon.

Doomsday

Des dossiers nouvellement déclassifiés révèlent aujourd’hui plus de détails sur ce qui se serait passé au cours d’une apocalypse nucléaire.

Les hôpitaux auraient été préparés pour un déluge de victimes, les troupes mobilisées, des abris de fortune auraient été construits. Mais, même ainsi, les dégâts auraient été catastrophiques. Comment la Grande-Bretagne s’en serait-elle remise ? Tous les deux ans pendant la guerre froide, des fonctionnaires de ministères clés révisaient ce scénario de fin du monde. Leur travail consistait à tester le ‘manuel de guerre’ du gouvernement (Government War Book) qui décrivait avec force détails effrayants ce qui se passerait pendant le compte à rebours d’une apocalypse nucléaire – et au-delà. Des fragments de ce fameux ‘manuel de guerre’ avaient déjà été diffusés. Mais la déclassification de l’ensemble de l’édition de 1970, trois grands dossiers de documents secrets, nous permet pour la première fois de comprendre comment l’ensemble du plan aurait été appliqué.

Troisième guerre mondiale : des dossiers récemment déclassifiés révèlent comment la Grande Bretagne aurait fait face à Armageddon 1/2

Si une guerre nucléaire était devenue inévitable, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, un petit groupe de ministres et d’autres membres essentiels du gouvernement auraient été évacués vers un bunker central profondément enterré sous les Cotswolds, près Corsham, dans le Wiltshire. Ils auraient été déplacés par hélicoptère à la dernière minute, après avoir quitté Downing Street par une porte de derrière. Les autres ministres auraient pris le commandement de l’un des 12 autres bunkers construits dans le pays, qui auraient fait office de pôle régional du pouvoir après l’attaque.  Au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient vers l’heure L – le Lancement des armes nucléaires – les unités médicales se seraient préparées pour la catastrophe, la police, les sapeurs-pompier et les forces de défense civile auraient activé leurs plans d’urgence. Des réseaux de distribution alimentaires d’urgence se seraient mis en œuvre et la diffusion des prévisions météorologiques aurait été supprimée pour que l’ennemi ne puisse les utiliser à son avantage.

Troisième guerre mondiale : des dossiers récemment déclassifiés révèlent comment la Grande Bretagne aurait fait face à Armageddon 1/2

La BBC – un outil essentiel pour communiquer avec un pays dans le chaos – avait un bunker à Wood Norton, Worcestershire, ainsi que d’un studio à l’intérieur du bunker de l’administration centrale dans les Cotswolds. Pour économiser un temps précieux, des présentateurs vedettes de la BBC auraient fait des annonces préenregistrées pour être diffusées dans les heures précédant l’impact des bombes. Des instructions de dernière minute – et des conseils de survie – seraient diffusées à ceux qui seraient restés au dessus du sol jusqu’à la toute fin. Mais la stratégie définie dans le manuel de guerre ne se terminait pas avec les frappes. Après que les bombes aient explosé et que les retombées se soient dissipées, le pouvoir aurait été entre les mains des 12 gouverneurs régionaux, qui seraient sortis des ruines irradiées d’un pays en grande partie détruit.

Les simulations, exécutées deux fois par an selon les recommandations du manuel de guerre, étaient des jeux de guerre géants qui pouvaient durer jusqu’à quatre semaines. Des fonctionnaires jouaient le rôle des membres du Cabinet, car les véritables ministres étaient dissuadés d’y prendre part. «Ils étaient peu enclins à jouer le jeu», a déclaré David Young, anciennement, l’un des plus hauts fonctionnaires du ministère de la Défense, qui pris la place du Secrétaire de la Défense dans un de ces exercices. « Certains d’entre eux aimaient trop parler, et vous vous retrouviez obligatoirement en retard.  Il était indispensable que tout le monde connaisse la chronologie et colle à la stratégie, quelles que soient leurs opinions personnelles. »

«Ce que vous ne voulez vraiment pas voir arriver dans une crise majeure, ce sont des ministres et des fonctionnaires qui perdent du temps à se disputer. Alors qu’ils devraient consacrer leur temps à désamorcer la crise », a déclaré Sir David Omand, un haut fonctionnaire et ancien président du Comité Whitehall de sécurité et de renseignement, qui a participé à de nombreuses répétitions. En effet, les enregistrements de ces exercices de «passage à la guerre», brossent un tableau saisissant de la façon dont la troisième guerre mondiale aurait pu se dérouler.

Demain : 2e partie – L’exercice de 1968, nom de code « Inestimable »

Lire l’article original sur le site du  Daily Mail

Marqué: , , , , ,

Laisser un commentaire

IMPORTANT: la modération des commentaires est active et peut différer votre commentaire. Il n'y a aucun besoin de re-poster votre commentaire.