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« The Twelve » de William Gladstone

LivresPosté par le 10/17/09 • Classé dans Livres

« The Twelve » de William GladstoneUn nouveau roman dont le point culminant tourne autour du 21 décembre 2012

Article original paru sur le site « California Literary Review »

par Ryan Van Cleave (avec son aimable autorisation)(traduction : la-fin-du-monde.fr)

Pour ceux qui aiment les romans avec une trame historique sous-jacente et une bonne dose de mystère, « The Twelve » et le livre idéal. Il ya plus de 5000 ans, les Maya imaginèrent un calendrier de 26.000 ans, dont le cycle se termine le 21 décembre 2012 ; Il s’agit ici d’un fait, et non-pas de quelque chose de forgé pour faire en sorte que le livre soit ancré plus fortement dans la réalité. L’an dernier, le quotidien USA Today publiait un article sur ce même sujet, en mentionnant comment de nombreux auteurs profitaient de ce sujet et à quel point l’intérêt du public croissait à propos du solstice d’hiver de 2012, qui verra notre Soleil parfaitement aligné avec le milieu de la Voie Lactée pour la première fois en près de 30.000 ans. Pour les personnes qui croient aux signes astrologiques, il s’agit de quelque chose d’énorme. Et c’est là-dessus que William Gladstone mise : l’actualité et une belle peur façon Y2K.

Ce roman suit les exploits d’un prodige intellectuel et spirituel Max Doff qui, déjà enfant, se distinguait clairement du reste de l’humanité. Il est destiné à la grandeur comme le Bouddha et d’autres prophètes. Au cours d’une expérience de mort imminente due à une grave grippe à 15 ans, Max a une vision, mais dans son délire euphorique elle n’est pas entièrement compréhensible, elle lui révèle cependant, le nom de douze personnes (cela vous rappel quelque chose ?). Comme il continue son incroyable vie, passant de succès en succès, Max rencontre tour à tour chacune de ces personnes. Les premières rencontres se font par pur hasard, mais il comprend finalement qu’elles constituent les clefs pour découvrir le sens caché de sa vision, il va donc se mettre à les chercher, car elles sont incontournables pour la compréhension de son propre destin. Pour ceux qui sont un peu lent à la comprenante, nous sommes constamment guidés dans la compréhension du caractère unique de Max par des personnages comme l’oncle Gupta, un ancien d’Oxford. « …C’est  vrai, moi aussi je peux lire ton aura, et il ya peu de doute que tu sois né avec un karma complètement libre et que tu sois un homme du destin ». Enfant, Max est tourmenté par son frère aîné, Louis, mais Max a la patience du Christ durant toute sa vie avec ses frères et sœurs qui montrent pourtant des tendances brutales et des complexes de persécution qui aurait fait craquer le bon docteur Freud lui-même. Il traite gentiment même les gens vulgaires et grossiers, les personnes superficielles,  quand bien des gens plus rationnels auraient réagi avec un peu plus de véhémences. . . Un uppercut à la mâchoire, ou au moins une bordée d’injures.

Il n’est pas surprenant que des personnalités phares du New Age comme Eckhart Tolle ou le gourou de Chicken Soup for the Soul, Mark Victor Hansen aient craquées pour ce livre parce que la vie de Max est vraiment spectaculaire. C’est un tourbillon intellectuel à Yale. Il est dépeint comme plus philosophique et spirituel que la plupart des personnalités de premier plan du monde spirituel, personnalités qu’il rencontre d’ailleurs, pour la plupart, lors de son tour du monde à la découverte de soi. Il attire les gens intéressants, l’argent et les belles femmes à rendre jaloux Hugh Hefner lui-même. Max est la Loi de l’Attraction personnifiée. En plus, sa vie est d’une importance cosmique, et c’est quelque chose que beaucoup d’entre nous souhaiteraient pour nos propres vies.

En fin de compte, le livre se lit comme une parabole, et les paraboles ont tendance à être plus axées sur la transmission claire et efficace d’un message que sur la qualité littéraire. Là encore, James Redfield a admis que « The Celestine Prophecy » (qui a passé 165 semaines sur la liste des meilleures ventes du New York Times) est également une parabole psychologique et spirituelle basée sur la culture maya. Le livre de Gladstone se connecte clairement à un héritage littéraire réussi, ce qui n’est pas forcément une mauvaise tactique pour un romancier débutant.

Une grande partie de l’écriture, cependant, rappelle le côté insaisissable de « Gatsby », des détails sommaires sur lui-même qui sont conçus pour lui créer un passé héroïque impressionnant, mais finissent par être tellement vague qu’ils ne sont clairement pas dignes de confiance. Scott Fitzgerald a joué avec cette idée de façon ironique, il n’a pas écrit son livre en entier de cette façon. Gladstone, lui, le fait.

Voici un exemple tiré de « The Twelve »:

Mais l’amour de Jane pour elle-même était diminué. Sa liaison avec Howard s’était terminée à la fin de l’été, un été indien chaud et étouffant qui avait duré de septembre jusqu’à la mi-Octobre. La guérison de ses sortilèges avait eu lieu, et elle revint une vie normale, bien que la vie pour elle ne fut plus jamais la même.

C’est presque comme si le texte de ce roman était constitué de notes destinées à être développées plus tard, mais, que pour quelque raison, le travail ne c’était jamais produit. Peut-être que les lecteurs liront ce roman comme un livre de plage, une lecture éphémère. Ce genre de danse rapide à travers les 270 pages peut faire des merveilles. Pour les lecteurs qui veulent explorer l’intérieur des pages et vivre avec des personnages attachants, complexes, ou être heureux comme lorsque vous regardez un bon film de Michaël Crichton, ce livre pourrait passer trop rapidement, comme lorsque l’on regarde de beaux paysages à travers la fenêtre d’une voiture qui roule à 130 km/h.

Gladstone ralentit, cependant, dans certains passages qui font se veulent plus religieux ou philosophiques, comme la tentative de Max pour intégrer une classe de philosophie de Yale, qui lui vaut d’être jeté hors de l’école, drogué aux antipsychotiques, et presque enfermé dans un établissement psychiatrique. Tout cela fait partie de son passage : «eurêka, A est, et n’est pas, A. » Gladstone utilise également commodément la position de Max pour écrire un certain nombre de conversations avec des gourous spirituels et des amateurs de philosophie, comme Chill et Rachel Campister qui ont remporté l’émission de télé- réalité « The Amazing Race » et veulent maintenant faire des films motivants qui favorisent la foi et le travail en équipe pour réaliser des miracles. Presque chaque personne que Max rencontre ajoute sa pierre au dialogue spirituel. Les gens ordinaires semblent n’avoir tout simplement aucune place dans ce scénario.

Même si une campagne de marketing coûteuse et une tournée nationale de 20 villes peut faire des merveilles pour vendre des copies, elle ne peut, en fin de compte, pas faire un livre meilleur qu’il n’est écrit, et, peu importe à quel point le jeu iPhone dérivé du bouquin est cool. If readers can get past the many coincidences, predictable plot, and thin characters, this book does have some interesting ideas in play. Si les lecteurs peuvent faire fi des nombreuses coïncidences,  de la prévisibilité de l’intrigue, et de la minceur des personnages, ce livre possède néanmoins quelques idées intéressantes. Mais si les lecteurs espèrent un autre  « The Chronicles of Narnia » ¸ « Pay It Forward », « DaVinci  Code»,  « Stranger in a Strange Land », ou même « The Jehovah Contract », ce livre sera loin de leurs attentes.

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