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Les zombies et l’air du temps : pourquoi les morts-vivants dominent le Box-Office ?

Morts-vivantsRevue de Net / PressePosté par le 10/27/09 • Classé dans Morts-vivants,Revue de Net / Presse

Les zombies et l’air du temps : pourquoi les morts vivants dominent le Box Office ?Par David Sirota, AlterNet. Posté le 8 octobre 2009. (traduction la-fin-du-monde.fr avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Traitez-moi d’obsédé des zombies, mais la hausse concomitante du buzz autour des non-morts et la culture politique actuelle n’est pas une coïncidence.

Que se passe-t-il avec les zombies en ce moment ?

C’est la question que l’on peut se poser sur le « pop culture revival » le plus visible et branché du moment. Inspirés par de vieux films d’horreur, les zombies sont revenus sur le devant de la scène avec des livres comme « World War Z« , des jeux vidéo tels que «Left 4 Dead» et des films à succès comme « Zombieland ». Même les producteurs intellos de la Radio Publique Nationale ont récemment consacré une émission à une étude de l’Université d’Ottawa intitulée « Modélisation mathématique de la propagation d’une infection Zombie. » En effet, les morts-vivants sont devenus si populaires, qu’ils ont généré des « promenades zombie « dans les villes et donné naissance à de nombreuses parodies, comme celle par exemple du livre de Jane Austen  » Pride and Prejudice and zombies » ou celles de groupes comme les Zombeatles (avec leur tube  »Hard Day’s Night of the Living Dead »).

Ce qui est également terrible, c’est que la question des zombies pourrait également être posée à propos de la culture politique américaine.

Il y a seulement un an que le mot « Zombie » est entré dans le lexique économique habituel, lors de l’effondrement des institutions financières qui cannibalisaient l’économie. D’un point de vue purement comptable, beaucoup de ces entreprises étaient mortes. Mais elles ont vite été ranimées grâce aux milliards de dollars des contribuables pour devenir des banques zombies.

Comme une véritable épidémie zombie, le mal s’est propagé.

A Wall Street, nous avons des cadres Zombie – ceux qui ont détruit l’économie, mais ont néanmoins gardé leur emploi et continuent même de se payer d’énormes bonus. A la Maison Blanche, le président Obama a embauché des conseillers morts-vivants, dont l’idéologie économique morte-vivante et la situation de récession exceptionnelle, auraient dû leur coûter leur carrière, mais qui siègent désormais dans les bureaux du gouvernement gémissant de temps en temps pour soutenir les banques zombies.

Sur la colline du Capitole, cette saison d’Halloween ressemble au clip de «Thriller» de Michael Jackson ». Des politiciens zombies décrépits attaquent le Congrès avec les mêmes lobbyistes zombies que l’élection présidentielle était censée affaiblir. Dernièrement, ils travaillaient en tandem pour construire des compagnies d’assurances zombies – pour le compte de sociétés à but lucratif rendues immortelles grâce à des subventions publiques, et à l’absence de toute réglementation ou concurrence. Dans le même temps, les guerres en Irak et en Afghanistan qui devraient déjà être finies, continuent inexorablement, avec la même stratégie zombie, pendant que les médias zombies mettent toujours en avant les vieux marronniers zombies de « nombre de décès », vieux truc fonctionnant toujours sur le dernier lobe fonctionnel du cerveau américain.

Traitez-moi d’obsédé des zombies, mais je suis d’accord avec la suggestion de l’auteur de « World War Z », Max Brooks, que l’augmentation concomitante de la pop culture zombie et de la culture politique n’est pas une coïncidence.

«Les zombies sont une menace apocalyptique, nous vivons des moments d’angoisse apocalyptique (et) nous avons besoin d’un vecteur dans lequel se fondent ces inquiétudes», dit-il.

En fait, je souhaite même pousser le raisonnement plus loin : Si les zombies représentent précisément les inconvénients apocalyptiques de l’abêtissement généralisé, alors ce zeitgeist zombie d’aujourd’hui n’est pas seulement une conséquence des problèmes engendrés par la bêtise. C’est une réaction à la fois à ces problèmes et au sentiment qu’ils ne pourront jamais être résolus.

Nous voilà un an après une implosion financière qui aurait dû planter un pieu dans le coeur de l’intégrisme ultra libéral. Nous voilà un an après une élection qui devait verser de l’eau bénite sur les vampires de Wall Street, exorciser les démons de l’économie et défier les momies de la politique étrangère néo-conservatrice. Pourtant, nous sommes là, pratiquement rien n’a changé, et nous regardons les mêmes crises zombie aller toujours de l’avant.

Et que faisons-nous ? Nous fuyons vers des divertissements qui nous permettent d’éprouver l’excitation d’affronter des morts-vivants – alors même que nous avons perdu cette capacité dans la vraie vie.

« Le zombie est une façon pour nous d’explorer des catastrophes massives d’une façon rassurante», dit Brooks. « Vous ne pouvez pas tirer dans la tête de la crise financière, mais vous pouvez le faire avec un zombie.

David Sirota est un auteur à succès dont le tout dernier livre, « The Uprising », vient de sortir ce mois-ci. Il est membre de la Campagne pour l’avenir de l’Amérique et membre du conseil des Progressive States Network – deux organisations non partisane. Son blog est à www.credoaction.com/Sirota

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