Julien Comstock: Une histoire de l’Amérique du 22e siècle
La fin du monde tel que nous le connaissons
Robert Charles Wilson est considéré comme un des meilleurs écrivains de science-fiction aujourd’hui. L’auteur canadien met tout son talent au service d’un conte dystopique racontant comment des États-Unis bellicistes sont contrôlés par une dictature religieuse
Compte rendu de Mark David Dunn paru sur le site du Globe and Mail (Canada)
Il y a des éléments que l’on attend forcément dans un roman de Robert Charles Wilson. Le « monde-qui-vient-après-le-notre » est un de ses genre favori, il l’avait déjà explorée dans Darwinia (1998), dans lequel le continent européen tout entier était remplacé par une écosphère neuve avec une histoire de l’évolution qui allait au-delà de la Terre. Les dilatations du temps sont une autre astuce préférée de Wilson, il les utilisait, peut-être avec plus de succès, dans son 12ème roman, lauréat d’un Hugo Award, « Spin » (2005), dans lequel l’horloge cosmique se déplaçait par coup de millénaires alors qu’une puissante machine maintenait le temps réel sur la Terre. En fait, « Spin », le premier livre d’une trilogie, utilisait les deux dispositifs : un portail vers un monde étranger, un peu comme celui de Stargate, mais plus cool, apparaissait à la fin de « Spin ».
Mais « Julien Comstock: Une histoire de l’Amérique du 22e siècle », 14e roman de Wilson, est différent de tout ce que nous connaissons de cet auteur canadien d’origine américaine. Les seules qualités qui en font indéniablement un roman de Robert Charles Wilson sont, son écriture presque parfaite et ses personnages incroyablement caractérisés, ainsi que d’une vision résolument optimiste qui aborde, sans y succomber aux ténèbres que l’on nous promet.
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