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La grippe porcine, ce n’est pas la fin du monde, quoique.

Revue de Net / PressePosté par le 5/29/09 • Classé dans Revue de Net / Presse

Certains lecteurs de ce blog ont laissé des commentaires appelant à la raison, en expliquant que les quelques milliers de cas et les dizaines de morts semblaient peu de chose par rapport à d’autres fléaux. Si j’ai tenu à « couvrir » de façon assez soutenue le début de cette première pandémie du XXIème siècle, c’est que personnellement je considère ce type de risque (viral) comme l’un des plus importants auxquels nous ayons à faire face.

Quand on parle de « fin du monde », on pense souvent à des choses assez définitives. Les Anglo-saxons disposent d’une expression intéressante qui permet de nuancer un peu les choses, « la fin du monde tel que nous le connaissons » (the end of the world as we know it – teotwawki). Il est évident que la grippe « porcine » n’aboutira jamais à un résultat du genre « Je suis une légende », mais les conséquences d’une pandémie comparable à la grippe espagnole de 1918/1920 dans le monde d’aujourd’hui, seraient certainement bien pires que ce que l’on pense à priori.

Voici la traduction d’extraits d’un rapport officiel de plusieurs organismes fédéraux américains, dont le Trésor, écrit en 2007 à propos d’une éventuelle pandémie de grippe aviaire A(H5N1).

Sur ces bases, il est clair que, si de telles situations devaient durer plusieurs mois, la vie ne serait certainement plus comme avant.

« Les hôpitaux, et en particulier les unités de soins intensifs sont submergés, les lits en zones fermées et le personnel   compétent sont gravement en sous effectifs. Les stocks d’antivirus sont vides à la moitié de la 1ère vague de la pandémie et le CDC estime qu’il faudra plusieurs mois avant de disposer d’un vaccin sur mesure. Lors que la 1ère vague commence à décroître, le CDC annonce qu’une 2ème vague est hautement prévisible.

L’immobilier et le commerce sont touchés de plein fouet par une baisse drastique de la demande. Le PNB américain chute de 1.5%, les bourses s’effondrent. L’ensemble du système scolaire ferme (primaire, secondaire, universités) renforçant les causes d’absentéisme dans les entreprises et les administrations.

La gestion de l’électricité, du gaz, du téléphone et d’internet devient problématique. Avec un nombre très important de personnes « coincées » dans leur domicile, la consommation de ce type de  services explose et il devient nécessaire de gérer les priorités. La qualité de service sur internet baisse de 50 %.

Pas question de se rattraper sur le commerce en ligne. Plus de demandes et beaucoup d’absentéismes amènent à des délais de 7 à 10 jours pour recevoir un courrier. UPS ne garantit plus son service en 24 heures…

Le transport aérien chute de plus de 40%, ce qui n’empêche pas le prix de l’essence d’augmenter de 40%. Les ordures s’accumulent le long des rues. L’absentéisme dans les compagnies privées de gardiennage et de sécurité fait l’affaire des malfaiteurs de tous poils. Certains états ou villes instaurent un couvre-feu. »

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