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Comment définir l’orbite de la planète X et de Némésis

Revue de Net / PressePosté par le 5/15/09 • Classé dans Revue de Net / Presse

Ecrit par Ian O’Neill (avec son aimable autorisation)

Si la Planète X existait, où se situerait-elle?

Comment définir lorbite de la planète X et de Némésis

Vue d’artiste de l’hypothétique étoile Némésis (Wikipedia)

Cette question posée par un chercheur italien se révèle être beaucoup plus sérieuse que vous ne le pensez. Contrairement à l’ensemble des stupidités liées à « 2012 » et qui gravitent en ce moment sur internet, cette recherche est basée sur un petit truc qui s’appelle la science.

En analysant la précession de l’orbite de toutes les planètes du système solaire, un chercheur a été en mesure de déterminer à quelle distance minimale un objet hypothétique, dont la masse serait comprise entre celle de Mars et celle du Soleil, pourrait se situer dans le système solaire.

Comme la plupart des membres de la communauté astronomique le savent déjà, les deux oiseaux de malheur (Planète X et le frère jumeau diabolique du Soleil, Némésis) n’existent que dans l’imagination active de quelques individus mal informés, et non pas dans la réalité… Planète X et Némésis sont des objets hypothétiques qui puisent leurs racines dans d’antiques prophéties apocalyptiques et des théories fondées sur de la pseudoscience.

C’est peut-être anecdotique, mais les débuts de Planète X sont fondés sur des bases plus rationnelles. Le nom de «Planète X» a été réellement inventé par Percival Lowell, au début du 20e siècle, quand il a prédit qu’il pourrait y avoir une planète massive au-delà de l’orbite de Neptune. Puis, en 1930, Clyde Tombaugh confirmait la théorie de Lowell, une planète est découverte et fut rapidement nommée Pluton.

Toutefois, comme le temps passait, il est lentement apparu que Pluton ne pouvait pas être suffisamment massive pour expliquer les observations initiales des perturbations de l’orbite d’Uranus (perturbations à la base du raisonnement de Lowell pour prédire l’existence de Planète X). Dans les années 1970 et 80 les techniques d’observation modernes prouvèrent que l’origine des perturbations de l’orbite d’Uranus était liée à des erreurs de mesure et n’était pas causée par un corps planétaire massif.

La course pour la Planète X s’est concrètement arrêtée avec la découverte de Pluton en 1930, mais elle n’a jamais été à la hauteur de sa promesse, à savoir découvrir un corps planétaire massif (malgré ce que les théories tristement erronées des pessimistes racontent).

Aujourd’hui, un chercheur italien publie les résultats d’une étude qui examine la dynamique des orbites des planètes à l’intérieur du système solaire, et les met en relation avec l’influence gravitationnelle d’un corps planétaire massif en orbite loin du Soleil.

Pour résumer une longue histoire, si un corps planétaire massif ou un petit frère jumeau du Soleil était près de nous, nous pourrions remarquer leur influence gravitationnelle sur la dynamique orbitale des planètes.

Il pourrait y avoir quelques indications indirectes indiquant qu’un petit corps planétaire puisse influencer les falaise de Kuiper, et que le binôme du Soleil pourrait perturber le nuage de Oort tous les 25 millions d’années (ces phénomènes seraient liés aux extinctions de masse que l’histoire de la Terre a connues en relation avec des impacts de comète), mais des preuves astronomiques solides s’avèrent difficiles à trouver.

Lorenzo Iorio de l’Institut National de Physique Nucléaire de Pise (Italie) a utilisé des données orbitales issues de nombreuses années d’observation et a utilisé ses calculs pour prédire le plus précisément possible à quelle distance une grande planète pourrait orbiter, si elle existait.

Il s’avère que toutes les planètes égales ou supérieures à la masse de Mars ont été découvertes à l’intérieur du système solaire. Selon les calculs de Iorio, les distances possibles minimums  auxquelles un objet de la masse de Mars, de la Terre, de Jupiter ou du Soleil  pourraient orbiter autour du Soleil seraient respectivement de 62 UA, 430 UA, 886 UA ou 8995 UA. Pour mettre cela en perspective, Pluton orbite autour du Soleil à une distance moyenne de 39 UA.

Donc, si nous utilisions un peu notre imagination, nous pourrions dire qu’une Planète X de taille suffisante pourrait patrouiller à  un rythme d’escargot quelque part au-delà de l’orbite de Pluton. Mais il y a un problème supplémentaire pour les théoriciens du complot de la Planète X de la conspiration. S’il y avait un objet de taille suffisante (et par « suffisante » je veux dire la masse de Pluton en étant généreux), selon une publication de 2004 de David Jewitt, de l’Institut d’Astronomie de l’Université de Hawaii, nous pourrions d’ores et déjà observer un tel objet, si son orbite était autour de 320 UA du Soleil.

Soudain, l’idée que la planète X fera son apparition en 2012 et l’idée folle que n’importe quoi de plus grand que Pluton est actuellement à 75 UA semble idiot. Désolé, mais entre ici et quelques centaines d’UA plus loin, il y a juste nous, les planètes connues, tout un tas d’astéroïdes (et peut-être l’étrange Plutino) pour toute compagnie.

Parution originale : Universe today

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0 commentaire

  1. lol la science la science ne reconnais même pas l’existence de l’âme!!!

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