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Les survivalistes modernes de Dallas-Fort Worth sont prêts pour la crise économique, ou la guerre. 1/3

Revue de Net / PressePosté par le 4/22/09 • Classé dans Revue de Net / Presse

Les survivalistes modernes de Dallas Fort Worth sont prêts pour la crise économique, ou la guerre. 1/3

Par MELODY McDONALD  (avec son aimable autorisation)

Article paru dans le Star Telegram le 5 avril 2009Les survivalistes modernes de Dallas Fort Worth sont prêts pour la crise économique, ou la guerre. 1/3

mjmcdonald@star-telegram.com

Jack Spirko possède une société de médias, il est marié à une infirmière et a un fils au collège. Il a deux chiens et vit dans une belle maison avec piscine dans un quartier d’Arlington. Spirko, 36 ans, se considère comme un américain moyen avec une vie normale. Mais depuis quelques années, Spirko stocke de la nourriture, de l’eau, du gaz, des armes et des munitions. Il possède aussi une réserve de vin rouge, de café Starbucks et de désodorisant. « Je me définis moi-même comme un survivaliste moderne, ce qui signifie que je fais attention  », explique Spirko. « J’ai une belle TV, j’ai un beau mobilier. Nous ne vivons pas dans les bois, mais je prends toutes ces choses très au sérieux. »

Spirko, un vétéran de l’armée de terre se décrit lui-même comme un  » jusqu’au-boutiste libertaire », il fait partie d’un mouvement grandissant de personnes qui se préparent à une catastrophe, quelle soit naturelle, économique ou créée par l’homme. Appelés  » survivalistes modernes  » ou « preppers »,  ils prennent des mesures pour protéger et subvenir aux besoins de leur famille si quelque chose de terrible devait arriver. Il s’agit d’un nouveau genre de survivalistes, loin des militants d’extrême droite ou des extrémistes religieux qui vivent dans des bunkers, se nourrissent de la nature et attendent l’apocalypse.

Les Preppers sont des personnes normales, avec un emploi régulier, qui ont décidé, après le 11 septembre, l’ouragan Katrina ou au moment où leurs retraites s’effondraient, qu’ils ne pouvaient pas compter sur personne pour les aider si les choses tournaient mal.   »Nous sommes des gens normaux, comme vous », déclare Spirko. « Nous pensons juste que, parfois, les chose peuvent mal tourner. »

Les survivalistes modernes de Dallas Fort Worth sont prêts pour la crise économique, ou la guerre. 1/3

Poussés par l’ouragan Katrina

Donnie, 38 ans, résident de McKinney, cadre supérieur dans une société organisatrice de salons internationaux, déclare que l’ouragan Katrina lui a ouvert les yeux. Il a passé six semaines à travailler comme aide-soignant à la Nouvelle-Orléans. « Ce fut un cauchemar logistique pour se rendre dans la région », déclare Donnie. « Et plus vous restiez là-bas, plus vous réalisiez que, en un clin d’œil, votre vie peut basculer. Je ne veux pas être la personne qui fait la queue pour avoir du pain ou de l’eau potable. » Donnie, comme beaucoup de personnes interrogées pour cet article, a accepté de parler au Star-Telegram, à la condition que son nom de famille ne soit pas utilisé. « D’habitude, je n’en parle pas », dit Donnie. «Il ya des gens qui m’ont regardé l’air méfiant. »

Il déclare qu’après l’ouragan Katrina, il a stocké près de deux semaines de nourriture. Mais en septembre dernier, après que l’économie a commencé à se gripper, il est «passé à la vitesse supérieure  » et a acheté plus de réserves et un système de filtration d’eau. « J’ai probablement pour six mois environ de nourriture pour deux personnes, » déclare Donnie.  » J’entrepose environ 30 gallons d’eau (115 litres) à portée de main, et j’ai les moyens de stocker 200 gallons si j’apprends que les choses tournent mal. »

Art Markman, professeur de psychologie à l’Université du Texas à Austin, dit que lorsque les gens commencent à stocker de la nourriture et de l’eau ou à acheter des armes, ils sont dans un état de motivation appelé « mode d’évitement ». « Vous allumez les informations et vous tombez sur des actualités qui ne parlent que de licenciements massifs et les seules perspectives sont que les choses vont encore empirer» déclare-t-il «Vous voyez des signes que le monde est plein d’horreurs qu’il faut éviter. Vous vous engagez dans cet évitement. Vous essayez de vous focaliser sur des préoccupations liées à la sécurité. »

Markman explique que cette tendance n’était pas surprenante, compte tenu de l’économie. Ce à quoi se préparent exactement les preppers n’est pas spécifique. Il peut s’agir d’un licenciement, d’une tornade, d’une pandémie mondiale ou d’une guerre nucléaire.

Des sites Internet consacrés au survivalisme se réfèrent souvent à des scénarios comme TEOTWAWKI, un acronyme pour « la fin du monde tel que nous le connaissons. » (« the end of the world as we know it. ») « Je suis prêt pour n’importe quelle catastrophe qui perturbe la vie quotidienne « , déclare Bob, 43 ans, directeur commercial pour l’est de la Pennsylvanie de www.thinkprepared.net. « … L’économie est au premier rang de mes préoccupations. Le taux de chômage est en plein essor, et la plupart des gens ne sont pas prêts à vivre sans salaire une semaine, et encore moins un mois ou plus », nous dit Bob.

Demain : 2ème partie, Plein essor

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